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DIDIER RAOULT : «UN SIMPLE TRAITEMENT CONTRE LE PALUDISME POURRAIT SOIGNER LE CORONA VIRUS !»

Invité mercredi 26 février 2020, de la matinale d’Europe 1, Didier Raoult, infectiologue au Pôle de maladies infectieuses au CHU de la Timone à Marseille, a expliqué comment un simple traitement contre le paludisme pourrait soigner le Covid-19.

Le coronavirus, désormais appelé Covid-19, progresse dans le monde, alimentant l’inquiétude des populations. Selon le ministre de la Santé, « l’épidémie est à nos portes ».

L’Italie fait face à une accélération sans précédent du virus, et deux nouveaux cas ont été confirmés en France, mardi soir. Pourtant, selon Didier Raoult, infectiologue au Pôle de maladies infectieuses au CHU de la Timone à Marseille et directeur de l’Institut Méditerranée Infection à Marseille, un simple traitement contre le paludisme pourrait soigner le Covid-19.

Son nom ? Le phosphate de chloroquine. Utilisé notamment contre le paludisme, celui-ci est utilisé depuis des années « dans des infections avec des bactéries qui vivent comme les virus à l’intérieur des cellules », explique Didier Raoult mercredi sur Europe 1. « Et ça marche très bien ».

Utilisé depuis 70 ans

C’est une étude chinoise, basée sur l’évaluation clinique d’une dizaine d’hôpitaux, qui a révélé l’efficacité du médicament sur le virus. Résultat : sur plus de cent patients, il a été démontré que le phosphate de chloroquine était plus efficace que le traitement reçu par un autre groupe pour contenir l’évolution de la maladie et faire en sorte que le patient redevienne négatif au virus.

« Ça fait 70 ans que l’on utilise ce médicament », insiste Didier Raoult, qui précise que médecins et scientifiques avaient publié, il y a dix ans, une étude démontrant que le phosphate de chloroquine représentait un médicament d’avenir dans le traitement des infections virales. « Mais les gens préfèrent les médicaments nouveaux pour les questions nouvelles », plutôt que le « repositionning », qui consiste en la réutilisation de molécules anciennes « dont on connait la sécurité et qu’on peut utiliser immédiatement, et pas perdre cinq ans sur la réglementation et la toxicité », constate-t-il.

Très peu cher

Par ailleurs, l’infectiologue rappelle le faible coût de ce traitement. « Dix centimes le comprimé », précise Didier Raoult au micro d’Europe 1. Un coût dérisoire rendant un tel traitement susceptible d’être diffusé partout. A-t-il évoqué le sujet avec le ministre de la Santé, Olivier Véran ? Oui, répond le médecin. « Il m’a dit qu’il regardait le problème », poursuit-il, déplorant la faible rapidité de réaction des politiques par rapport à celle des scientifiques. « Il faut avoir une réflexion active. »

kemebrama@hotmail.com

Source ; Pauline Rouquette AFP

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