dimanche, juillet 22, 2018
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DJOULASSOBA, A L’OMBRE DES MYTHES ET MYSTERES.

Séparé de Sifié par juste un bafond, le voyageur traverse Djoulassoba en se disant être à l’entré se Sifié. Si le collège moderne de Sifié n’attire pas son attention, il traversera ce village sans même s’en rendre compte. Et pourtant ce village est plus vieux que Séguéla même et est la source de toute installation dans le canton.

Djoulassoba est un véritable réceptacle de mythes et de mystères. Si les mythes de Sekou Sanogo est l’élément le plus visible à travers sa tombe et sa maison, il y’a d’autres mythes moins visibles mais plus marquants pour les populations de ce village.

Avant même de rentrer à Djoulassoba, vous devez passer « la forêt des génies ». Dans un recoin du village, vous serez tout de suite marqué par un ensemble de huttes reliés entre elles, dans une forme circulaire, par une clôture dégageant une cours en avant. Un peu en avant de ce monument se trouve la tombe de Sekou Sanogo et celle de l’un des fils. Une centaine de mètre plus loin à l’ouest de ce lieux se trouve un endroit à la végétation mis forêt aux allures de forêt classée ou sacrée. Emergeant des grands arbres centenaires de cet endroit se profil un rônier solitaire qui trône au dessus de toute la végétation. Ce rônier dit bicentenaire serait miraculeusement le seul rônier de toute la zone.

Pour le voyageur qui a l’occasion de séjourner un peu dans le village, il entendra l’histoire de «  la dépouille qui saignait ». Selon les villageois, il a été décidé de préserver la cours du fondateur du village en construisant une clôture autour de l’espace comprenant sa résidence jusqu’à sa tombe. Pendant la fouille du tranché pour la clôture, une daba a écorché un corps qui date de plusieurs centaines d’année et il a commencé à saigner. Un sage du village a du élaborer des décoctions pour lui faire un pansement quotidien jusqu’à la cicatrisation complète de l’égratignure. La clôture finalement été construite sans fondation, mais un renfort perré maçonné.

Pour l’histoire, le fondateur du village est de la grande lignée des Sanogo qui ont enseigné l’islam et le Coran dans bien des contrés.