samedi, décembre 5, 2020
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ELECTIONS 2020: LA NOUVELLE GÉNÉRATION EN EMBUSCADE

Ils ont entre 45 et 55 ans et ont été les seconds couteaux de leaders politiques depuis plus de 20 ans. Entre autres, Hamed Bakayoko, Guillaume Soro, Charles Blé Goudé, Kouadio Konan Bertin. Une nouvelle génération qui ronge son frein et pense que son heure a sonné. Mais, devant elle, il y en a une autre, ceux qui ont entre 60 et 75 ans et qui voient midi à leur porte. Une sorte de guerre froide entre deux générations qui ont évolué longtemps ensemble.

En attente Devront-ils patienter encore ? La génération 90, comme on les appelle, montre des signes d’impatience. Après avoir côtoyé des leaders politiques comme Henri Konan Bédié, Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, ces jeunes loups, plus dynamiques que nombre de leurs ainés, se bousculent pour occuper les premiers rangs à partir de 2020. Si certains prétendent qu’ils sont trop pressés, eux leur rétorquent avoir gravi les échelons et être prêts à gouverner. Là où leurs ainés ont échoué, ils espèrent apporter des solutions. « Passer le flambeau à ces derniers, c’est prolonger la crise ivoirienne et démontrer que les Ivoiriens ne veulent pas tourner dos à ce passé », pense le politologue Firmin Kouakou. S’ils partagent ensemble un pan de l’histoire du pays, leurs chemins se sont parfois croisés et ils ont soit travaillé côte à côte ou encore l’un contre l’autre. Ce schéma n’a pas changé depuis. Même si entre « vieux amis » on peut se rencontrer et parler de l’avenir, quand vient la question des ambitions personnelles, la crispation est au rendez-vous.

Mais ils ne sont pas les seuls à lorgner le pouvoir en 2020. La génération avant eux, celle de Ahoussou Jeannot, d’Amadou Gon Coulibaly, Patrice Achi, Affi N’Guessan, Mamadou Koulibaly et autres, qui ont tous plus de 60 ans, tente de s’imposer. Pour ceux-ci, pas question de passer le flambeau à la « jeune » génération, qui viendra après eux. Présents au-devant de la scène politique depuis plus longtemps, ils ne pensent pas encore, pour l’heure, à la retraite et estiment être les plus légitimes pour gouverner le pays à partir de 2020.

En dehors des conflits de positionnement en interne, deux générations se battent donc et chacune espère prendre le dessus. Mais elles pourraient aussi être amenées à prendre leur mal en patience en se mettant à nouveau au service de leurs aînés, ceux qui se partagent le pouvoir depuis une trentaine d’années.

Yvann AFDAL© Fournis par Journal d’Abidja

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