mardi, décembre 1, 2020
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EMMANUEL MACRON:« JE NE M’ATTAQUE PAS A L’ISLAM, JE M’ATTAQUE AU TERRORISME ISLAMISTE»

Le président français Emmanuel Macron s’est de nouveau expliqué sur les propos qui ont provoqué la colère du monde musulman.

Dans un entretien à Jeune Afrique, le chef de l’État français a dit regretter que les propos qu’il a tenus lors de l’hommage à Samuel Paty (professeur décapité dans les Yvelines pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète), aient été déformés.

« Je regrette qu’on ait déformé mes propos. Je respecte chaque religion. Si vous lisez mes discours, vous verrez que j’ai été constant en la matière. Mais lorsque j’ai décidé, dès le début de mon quinquennat, de m’attaquer à l’islam radical, mes propos ont été déformés. Par les Frères musulmans, assez largement, mais aussi par la Turquie, avec une capacité à influer sur beaucoup d’opinions publiques, y compris en Afrique subsaharienne », a indiqué Emmanuel Macron.

Le président de la France indique qu’il ne s’attaque pas à l’Islam mais au terrorisme islamiste. Il rappelle qu’il n’a jamais dit qu’il soutient les caricatures. « Je ne m’attaque pas à l’islam, je m’attaque au terrorisme islamiste, sachant que plus de 80 % des victimes d’attentats terroristes islamistes dans le monde sont des musulmans. Quand j’ai rendu hommage à Samuel Paty [assassiné le 16 octobre], j’ai dit que nous défendrons ce qui est un droit : celui de blasphémer et de caricaturer sur notre sol. Je n’ai pas dit que je soutenais les caricatures ».

Emmanuel Macron s’interroge par ailleurs sur le fait qu’en 2015 que beaucoup de pays musulmans aient été solidaires de la France après l’attentat contre Charlie Hebdo et qu’en 2020, un discours différent puisse être tenu.

« Je vous invite en outre à vous interroger sur la réaction de la communauté internationale sur ce sujet : en janvier 2015, quand les journalistes de Charlie Hebdo étaient assassinés au nom d’Allah, des dirigeants musulmans sont venus défiler dans nos rues. Et aujourd’hui, alors qu’un professeur a été décapité parce qu’il enseignait la liberté d’expression, il faudrait s’excuser ? Le monde devient fou. Je ne céderai rien à ces gens-là », questionne le président Macron.

Jeune Afrique

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