jeudi, janvier 24, 2019
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«GILETS JAUNES»: DES ACTIONS SE POURSUIVENT UN PEU PARTOUT EN FRANCE

Le 17 novembre a été une journée d’action réussie pour les « gilets jaunes » avec près de 288 000 personnes mobilisées mais le bilan est lourd. Une manifestante est morte percutée par une automobiliste, plus de 400 personnes ont été blessées, dont 14 gravement y compris parmi les forces de l’ordre et 282 personnes ont été interpellées. Impossible actuellement de savoir quelles seront les suites de ce mouvement initié tout récemment par des membres de la société civile, mais, un peu partout en France, les actions se poursuivent ce dimanche.

Barrages filtrants et manifestations sur les autoroutes : plusieurs dizaines d’actions sont encore en cours ce dimanche 18 novembre sur le réseau autoroutier. Près de Marseille, les gilets jaunes bloquent l’accès de la zone commerciale la plus importante d’Europe. Et un peu partout en France, les manifestants maintiennent des barrages devant des centres commerciaux, aux péages d’autoroutes ou à l’entrée des ponts.

Barrages filtrants

Ce dimanche matin, des barrages filtrants, comme à Montélimar, Chalon-sur-Saône, Caen et en Nouvelle Aquitaine, ainsi que des blocages, notamment sur l’A7 dans le Vaucluse, ont été encore observés dans plusieurs régions. Une opération parking gratuit a été lancée à Eurodisney. Sur environ 150 sites, les manifestants ont appelé à reconduire le mouvement, selon l’Intérieur.

Quelques 3 500 manifestants étaient restés mobilisés pendant toute la nuit de samedi à dimanche sur une centaine de lieux. « La nuit a été agitée », a dit le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, « il y a eu beaucoup d’alcool dans certains endroits et ça a provoqué des comportements idiots », rapporte le ministre.

Sit-in pacifique place de la Concorde

Ailleurs, l’ambiance a été plutôt bon enfant. Samedi soir, place de la Concorde à Paris, un rassemblement très tendu s’était transformé en sit-in pacifique. Les manifestants chantaient et jouaient de la guitare.

Un peu partout dans le pays, les « gilets jaunes » avançaient des arguments pour justifier leur colère : baisse du pouvoir achat, écart abyssal entre les revenus des riches et des pauvres et méconnaissance de leur situation de la part des dirigeants politiques.

Gérald Darmanin, le ministre de l’Action et des Comptes publics a déclaré ce dimanche matin sur Radio J que le gouvernement entendait le « ras-le-bol fiscal » des Français, mais que celui-ci ne pouvait être comptable des augmentations passées, un « héritage » qu’Emmanuel Macron doit « gérer ». De son côté, la dirigeante du Rassemblement national (RN), Marine Le Pen, a appelé, au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, le gouvernement à des « prises de décisions rapides », soulignant le « très grand succès » des « gilets jaunes », malgré les tentatives du ministre de l’Intérieur « à minimiser cette manifestation ».

RFI