RAPPEL DU PASSE

Il faut s’inspirer du passé pour mieux comprendre le présent et mieux appréhender lavenir

LE GENERAL LAMIZANA, PRESIDENT DE LA HAUTE VOLTA DE 1966 A 1980

Cette maxime s’applique parfaitement au Burkina Faso qui semble être abonné au pouvoir kaki depuis la chute du président Maurice Yaméogo chassé du pouvoir en 1966 renversé en son temps par son chef d’état-major, le général Sangoulé lamizana décédé le 26 mai 2005 à Ouagadougou

En effet, Pour mieux comprendre l’histoire à chaud du pays des Hommes intègres, nous allons reprendre le chemin inverse du passé pour mieux éclairer le présent. Et c’est en cela que, nous allons faire le zoom sur l’un des protagonistes de l’histoire de ce pays qui n’a pas encore fini de nous habituer aux rebondissements politiques depuis le renversement de Maurice Yaméogo.

Pour y parvenir, nous allons nous fonder sur un article paru dans l’hebdomadaire  jeune Afrique numéro 2317 du 5 au 11 juin 2005 page 118 intitulés ADIEU sous la griffe de Valery Thorin,

Le général Lamizana, président de la haute volta de 1966 à 1980

Le général Aboubacar Sangoulé Lamizana, cet ex président de la Haute volta, est décédé le 26 mai 2005 à Ouagadougou au Burkina Faso. Il se faisait de plus en plus discret, mais sa mort soudaine, a touché tous les Burkinabé. Président entre 1966 et 1980 de l’ancienne Haute volta aujourd’hui Burkina-Faso, il était âgé de 89 ans.

Décédé dans la clinique dun ex président

Il s’est éteint à la clinique Notre dame de la paix, dirigée par un autre ancien président, le médecin comandant   jean baptiste ouédraogo

L’homme était né en 1916 dans un petit village de Dianra près de Tougan dans la province du Sourou,      au nord du pays au sein dune famille d’agriculteurs. Les habitants de la région sont d’ailleurs les derniers à l’avoir rencontré: le 21 mai, quand était venu parrainer le festival des masques et de lutte traditionnelle.

Une carrière exemplaire et courageuse dans larmée française

Après des études primaires quelque peu chahutées (en 1933, l’année même de son certificat d’étude primaires, il est renvoyé de l’école régionale de Ouahigouya), il est recruté par l’armée française .il y mène une carrière exemplaire et courageuse. Qu’on en juge: incorporé comme tirailleur deuxième classe, il est caporal à l’orée de la deuxième guerre mondiale et adjudant en 1946.Deux séjours consécutifs en Indochine, lui apporteront ses galons de lieutenant.

En 1960, il est chargé de créer la nouvelle armée voltaïque

Chef -adjoint du cabinet militaire du gouverneur de la Côte d’ivoire entre 1956 et 1959, il part ensuite en Algérie, d’où il re viendra commandant.

A l’indépendance de la haute volta, en 1960, le président Maurice yaméogo lui confie le soin de créer une armée nationale. Il continuera son ascension en passant lieutenant-colonel en 1964 et finira général de corps en 1973.

1966 est cependant l’année décisive pour Sangoulé Lamizana, alors chef d’état-major général des forces armées voltaiques.Le président se trouve face à une importante grogne populaire et une grève générale déclenchée par la décision de son gouvernement de réduire le traitement des fonctionnaires et d’augmenter les impôts.

En 1966, il renverse le président Maurice Yaméogo

Porté par ce mouvement, Lamizana dépose le président Maurice yaméogo pour former un gouvernement militaire provisoire, qui va prendre de sévères mesures économiques afin de tenter un redressement économique. Le peuple suit Trois ans plus tard, considérant que le plus dur de la crise économique est passé, il rétablit les libertés politiques et organise les élections législatives.

Lamizana fait adopter une nouvelle constitution sur mesure

Dans la foulée, en 1970,il fait adopter par voie reférendaire,une nouvelle constitution qui réserve la charge de président de la République à la personnalité militaire la plus ancienne dans le grade le plus élévé,autrement dit; lui-même. Le jeune homme de Tougan, celui-même qui dans les années 1930, fréquentait quotidiennement le Goumbé, boîte célèbre pour ces danseurs de djembé s’enracine dans la politique. Avec un régime fort, tempéré de multipartisme et de libertés politiques.

La haute volta une particularité en Afrique sub-saharienne

La Haute -volta représente à l’aube des années 1970, un cas particulier en Afrique subsaharienne. Mais, les temps changent, et difficultés économiques aidant, le général Sangoulé Lamizana est tenté par l’instauration d’un parti unique qu’il sera à mieux de contrôler. En réaction, il se voit confronté son tour à un fort mécontentement populaire. Comme dix ans auparavant, c’est l’épreuve de force.

le général président parvient dansun premier temps à la surmonter Il fait adopter une nouvelle constitution aux termes de laquelle   il est prévu que les trois partis ayant recueilli le plus de suffrages aux élections législatives de 1978,seront désormais seuls autorisés.

En 1980, il est renversé par Saye Zerbo

Réélu   pour cinq ans à la tête de l’Etat, le président Sangoulé lamizana n’arrive pas à vaincre cependant la récession économique et sa procession de mobilisations syndicales.

En novembre 1980,un comité national de redressement pour le progrès national dirigé par le colonel Saye Zerbo le renverse

Emprisonné puis libéré, il va se retrouver en 1984 devant les tribunaux populaires de la révolution mis en place par le capitaine thomas sankara Il doit répondre notamment des détournements des deniers publics.

Les tribunaux populaires de sankara le blanchissent

Il en sort blanchi et auréolé d’une réputation d’honnête homme droit et sage. Depuis lors, ce fervent musulman gardait ses distances avec la politique politicienne. Grand croix de l’ordre national burkinabé .grand croix de la légion française à titre militaire, il n’apparaissait que très rarement en public .En 2000, il avait publié ses mémoires intitulés sous les drapeaux aux éditions du jaguar

kemebrama@hotmail.com

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