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SITES PETROLIERS SAOUDIENS DÉTRUITS : D’OU VIENT L’ATTAQUE ?

 Après les attaques par drones contre des installations pétrolières du royaume saoudien, la possibilité d’un conflit direct avec l’Iran n’a jamais été aussi grande. Explications pour mieux comprendre les enjeux de cette crise.

Quarante-huit heures après la destruction de deux de ses plus importantes installations pétrolières, les spécialistes se posent la question suivante : d’où proviennent les drones qui ont détruit ces sites

Analystes et responsables américains et saoudiens s’accordent à dire que les rebelles yéménites n’en sont pas à l’origine. Pour eux, l’attaque viendrait d’Irak, voire d’Iran. La situation reste toutefois encore très floue,

Bien que les houthis (rebelles yéménites) aient directement revendiqué l’attaque du samedi 14 septembre 2019 à l’aide de drones, des doutes persistent sur le matériel utilisé.

Le Wall Street Journal évoque une thèse selon laquelle, des responsables américains et saoudiens étudient la possibilité que des missiles, et non des drones, aient pu être tirés sur les installations pétrolières… depuis l’Irak – où Téhéran a fortement étendu son influence ces dernières années par le soutien de milices chiites. “Il pourrait très bien s’agir des deux : à savoir des drones équipés de missiles”, qui ont mené l’attaque de samedi, explique James Dorsay, chercheur à la Rajaratnam Scholae of International Studies (RSIS), contacté par L’Orient-Le Jour.

Mais la principale interrogation demeure : d’où est partie la double attaque de samedi ? La coalition militaire menée par l’Arabie saoudite contre les houthis au Yémen a de son côté déclaré hier au cours d’une conférence de presse que les attaques contre des champs pétrolifères saoudiens ont d’une part été menées par des armes iraniennes, et qu’elles ne proviennent pas du territoire yéménite.

Le porte-parole de la coalition, le colonel Turki el-Maliki a ajouté que l’enquête préliminaire relative à ces attaques revendiquées par les rebelles houthis était néanmoins toujours en cours.

“Plusieurs responsables américains se seraient entretenus avec les autorités irakiennes et auraient affirmé que les États-Unis détiendraient des preuves que l’attaque a été lancée par l’intermédiaire des milices chiites pro-iraniennes, depuis dans la région de Bassora”, a-t-il ajouté, précisant cependant ne pas savoir si les officiels américains ont montré des preuves concrètes aux autorités irakiennes. Bagdad a néanmoins réfuté tout lien avec l’attaque de samedi.

Parallèlement à la thèse irakienne, des responsables américains ont évoqué hier la possibilité que l’attaque ait pu être opérée depuis l’Iran. “Des missiles de croisière et des drones utilisés dans l’attaque de ce week-end sur les installations pétrolières saoudiennes ont été lancées à partir de l’Iran”, ont-ils dit à la chaîne américaine Fox News. Un haut responsable de l’administration américaine avait déjà affirmé dimanche que l’ampleur et la précision des attaques étaient telles que les rebelles houthis ne pouvaient pas en être les auteurs, suggérant de fait une responsabilité directe de l’Iran.

Source : Soulayma Mardam Bey et Élie Saïkalil’ orient-le jour Publié le 17/09/2019 – 14:59

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