samedi, septembre 21, 2019
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UNE SCIENTIFIQUE NIGERIANE RECOMPENSEE POUR SON TRAITEMENT INNOVANT DE LA TUBERCULOSE A

D’ordinaire sérieux et reflétant une rigueur toute scientifique, le visage de Misitura Lawal-Arowona affichait un sourire lumineux à Chennai, en Inde, en ce lundi 19 août placé sous les meilleurs auspices.

Une date à marquer d’une pierre blanche pour cette brillante doctorante nigériane, qui a vu le fruit de ses travaux couronné de succès, devant un parterre composé de la fine fleur de la recherche mondiale.

Alors qu’elle participait à un grand colloque ayant pour thème « La réalisation du renforcement des capacités dans les pays en développement », en présence de 21 autres universitaires de renom, ses efforts déployés pour éradiquer la tuberculose, cette maladie infectieuse mortelle qui n’épargne pas son pays, ont été unanimement loués et récompensés par un prix prestigieux : celui de l’innovation dans le domaine médical.

Classée troisième dans un concours international de haute volée qui était le point d’orgue de cette conférence, Misitura Lawal-Arowona, habituellement absorbée par ses recherches dans son laboratoire de chimie de l’Université d’IIorin, la capitale de l’Etat de Kwara, a laissé éclater sa joie devant les médias locaux, en brandissant sa distinction.

Sous son voile qui ne phagocyte ni ses neurones, ni son sens du discernement, et encore moins son libre arbitre, contrairement à ce que prétendent, pleins de condescendance, les défenseurs de la dignité de la femme du parisianisme, bat le cœur d’une femme nigériane d’exception, qui a décidé de faire de la lutte contre la tuberculose le combat de sa vie.

Dans un monde où cette maladie infectieuse, causée par la bactérie Mycobacterium tuberculosis, s’avère être la plus mortelle (chaque année, 10.4 millions de personnes la contractent à l’échelle planétaire et 1,7 millions en décèdent), et dans un Nigéria où elle sévit d’autant plus fortement qu’elle demeure entourée d’ignorance, et que les soins de santé y sont peu accessibles, Misitura Lawal-Arowona a élaboré pendant de longs mois, recluse dans son laboratoire, un traitement novateur, à base de métal.

Soucieuse de juguler ce véritable fléau dans son pays, qui est le plus densément peuplé d’Afrique, mais aussi à la surface du globe, elle a travaillé d’arrache-pied à la mise au point d’un médicament anti-tuberculeux dont l’extraordinaire efficacité devrait décupler celle des antibiotiques existants.

Forte d’une reconnaissance qui a dépassé les frontières de son pays, le nom de Misitura Lawal-Arowona vient allonger la liste des scientifiques musulmans, hommes et femmes, dont les remarquables résultats forcent l’admiration de leurs pairs, des autorités de leurs contrées respectives et de leurs coreligionnaires.

Ainsi, en 2018, la scientifique malaisienne Siti Khayriyyah Mohd Hanafiah a été nommée « Meilleure communicante scientifique au monde », à la suite de sa prestation exceptionnelle lors de la onzième édition du FameLab International.

Plus tôt cette année, une nanotechnologiste musulmane a dévoilé un outil révolutionnaire, visant à réduire la résistance aux antibiotiques et à diagnostiquer avec précision un groupe de maladies, en quelques secondes seulement.

En 2018, une biochimiste kazakh de l’Université de Warwick, au Royaume-Uni, s’est illustrée en concevant un dispositif unique, capable de tester des médicaments à moindre coût, de manière plus rapide et précise, tandis qu’en décembre 2018, en Australie, le Dr Abu Sina, un éminent chercheur d’origine bangladaise, présentait son test de dépistage de l’ADN cancéreux en moins de 10 minutes, grâce à sa prodigieuse découverte : une signature ADN nanométrique unique qui serait commune à tous les cancers.

Ces scientifiques, outre leurs compétences et leur capacité à relever des défis audacieux, ont aussi en commun de s’éclairer à la lumière des préceptes coraniques, qui invitent à acquérir des connaissances et à déceler des signes, dans tout ce qui les entoure, pour ceux qui sont doués d’intelligence.

Oumma

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