mercredi, juillet 17, 2019
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CHEIKH YACOUBA SYLLA: UN HUMANISTE ENTREPRENANT

 

Dans le cadre de notre rubrique Mémoire de la Ouma, nous faisons paraitre cet article sur Cheikh Yacouba Sylla qui a marqué l’histoire de la Côte d’ivoire et dont la descendance perpétue l’œuvre à travers les actions menée par la confrérie soufie inspirée du  Hamallisme

Il est bon de savoir que cette confrérie tire son nom de cheikh Hamaoulla, cheikh soufi qui a marqué l’histoire de l’islam en Afrique de l’ouest

Il nait vers 1906 dans le nord du sahel au mali dans le pays soninké, dans l’un des grands groupes qui compose la famille des marabouts, les SYLLA.

Il a pour père PASSOKHONA SYLLA qui était connu pour sa maitrise du coran et pour mère HAWA CISSE dite MAMA CISSE.

Il consacra toute sa vie à la prière et a la méditation par des longues retraites.

Le nom yacouba lui a été donné par un vieillard qui passait par hasard le jour de son baptême, au moment où les parents s’apprêtaient à lui donner un nom, le vieillard leur apparu et leur proposa le nom yacouba et aussitôt disparu mystérieusement.

A l’adolescence il était très calme et très pieux et il donnait des explications aux choses mystiques.

De son mali natal il a été déporté en 1930 en Côte d’Ivoire précisément à Sassandra

Ou il passe 8 années d’internement, après il trouve refuge à Gagnoa en 1939. , il s’adonnait au petit commerce de charbon,

Avec ses modiques somme il acheté une portion de terre et crée une vaste plantation de bananes. Au moment de la deuxième guerre mondiale, il vend ces bananes sur le marché européen, ce commerce lui vaut une certaine réputation auprès des exploiteurs coloniaux qui ne cachent pas leur étonnement de voir un africain réalisé une telle entreprise.

Après il s’intéresse à la culture de café et cacao.

Il se fera connaitre plus dans le transport ou il va créer une ligne Gagnoa -Sassandra et aussi après des lignes pour plusieurs villes.

A cette époque il brisait un tabou car le transport était l’exclusivité des colons, il voulait démonter aussi que les noirs étaient bien capable d’entreprendre.

Et ensuite la construction de salle de cinéma dans plusieurs villes du pays telles que Gagnoa Soubre Sinfra oumé Adzopé Divo et Daloa.

Dans sa maison de Gagnoa il distribuait de l’argent et de la nourriture aux nécessiteux.

Il se raconte qu’il a logé et nourri beaucoup de cadres musulmans et non musulmans de ce pays, du primaire jusqu’à l’université en passant par le secondaire.

Grand compagnon d’Houphouët-Boigny qu’il aidait souvent par ses conseils avisés.

C’est lui qui a rappelé a Houphouët-Boigny son sermon de ne jamais couler et faire couler le sang dans ce pays, lorsque les prisonniers du complot du chat noir étaient condamnés à la peine de mort, ainsi faisant il venait de sauver plusieurs personnes.

Il nous quitta le 15 août 1988 en nous laissant pleins de valeur qui sont amour partage et solidarité.

kemebrama@hotmail.com

Source : contribution extraite du net

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