lundi, août 20, 2018
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LA POLITIQUE EXTÉRIEURE DES ÉTATS-UNIS EN CRISE

Dr Mohmmad Javad Zarif, Ministre des Affaires Etrangères de la République Islamique dIran

Après l’Accord de Partenariat transpacifique et l’Accord de Paris sur le Climat, le Plan d’Action Global Commun (PAGC) sur le programme nucléaire de l’Iran est le troisième accord international duquel le gouvernement des Etats-Unis s’est retiré. Ce gouvernement par ses actes, a également mis en danger d’autres accords comme l’Accord de libre-échange nord-américain, le système de Libre-échange et certaines parties de l’administration des Nations Unies, portant une grande atteinte au multilatéralisme et à l’horizon du règlement des différends par la voie diplomatique.

Le retrait des Etats-Unis du Plan d’Action Global Commun et la réimposition unilatérale et illégale des sanctions contre l’Iran au 8 mai 2018, voire contrairement à l’avis du peuple américain, furent l’apogée de la non-tenue des engagements et des violations répétées de cet accord par le gouvernement américain. Et cela tandis que l’AIEA, en tant que la seule institution spécialisée internationale compétente en la matière, a, à plusieurs reprises, confirmé le respect des engagements par la République Islamique d’Iran concernant le Plan d’Action Global Commun(PAGC). La décision des Etats Unis a rencontré l’opposition de la communauté internationale et celle des proches partenaires de ce pays comme l’Union Européenne, la Grande Bretagne, la France et l’Allemagne.

Le 21 mai 2018, le nouveau Ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis également, dans des propos infondés, insultants et pleins d’ingérence, a déclaré des demandes et proféré des menaces contre l’Iran7qui sont clairement contraire aux normes bien connues internationales et en contradiction totale avec le droit international et au comportement civilisé. Ce discours était avant tout une réaction passive de la part du gouvernement américain devant l’opposition intégrale de la communauté internationale contre les efforts de Washington pour détruire le Plan d’Action Global Commun(PAGC) et l’isolement qui en résulte. Dans ce discours, en fait, M. Pompeo a essayé de justifier le retrait des Etats-Unis de cet accord multilatéral et de dévier l’opinion publique internationale de cette démarche illégale et de la violation de la Résolution 2231 du Conseil de Sécurité des Nations Unies dont le texte avait été proposé par le gouvernement des Etats-Unis et adopté à l’unanimité. Les 12 conditions préalables avancées dans ce discours étaient surtout ridicules car elles mettaient les Etats-Unis dans l’isolement à cause de son unilatéralisme et ses efforts pour affaiblir le multilatéralisme. Ce n’était pas sans raison que ce discours et celui du Président des Etats-Unis ont été confronté à l’attitude négative et à l’inattention de la communauté internationale, et même celle des amis des Etats-Unis. Seul, un nombre restreint des acolytes des Etats-Unis dans la région ont soutenu ces discours.

Je suis persuadé que, si le ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis avait un minimum d’informations sur l’histoire et la culture iranienne et les luttes historiques du peuple iranien pour atteindre l’indépendance et la liberté et s’il savait que le système politique iranien est, contrairement à ses alliés régionaux, basé sur la révolution populaire et la volonté du peuple, il n’aurait jamais fait un tel discours. Il doit comprendre que l’un des grands idéaux (buts) du peuple iranien a toujours été de mettre un terme aux ingérences étrangères qui avaient connu leur apogée au cours de 25 ans après le coup d’Etat de 1953. Il doit savoir qu’au cours de 4 décennies, le peuple iranien a honorablement résisté aux différentes agressions et pressions des Etats-Unis, Y compris les efforts pour faire un coup d’Etat et l’ingérence militaire, le soutien apporté à l’agresseur pendant la guerre imposée, l’imposition des sanctions unilatérales et leur généralisation transnationale, la destruction en vol d’un avion civil de ligne iranien et etc. Le peuple iranien n’oubliera jamais ces réalités.

Le plus grand soutien du système politique iranien est son peuple épris de la paix et de la liberté. Un peuple qui tout en acceptant l’interaction constructive avec le reste du monde sur base du respect mutuel, est tout à fait prêt à contrer toute demande exagérée et l’usage de force pour défendre unanimement son indépendance et sa grandeur. L’histoire témoigne que les agresseurs contre cet ancien territoire civilisé, ont tous connu comme Saddam et ses protecteurs, un sort humiliant et tandis que l’Iran toujours glorieux, honoré et plein d’espoir pour l’avenir, continue son chemin.

Malheureusement durant année et demi passée, la politique extérieure des Etats-Unis – si tant est qu’elle existe – y compris la politique de ce pays concernant la République Islamique d’Iran, était basée sur les impressions infondées et illusoires. Tout en rejetant les accusations sans fondement et continues du Président et du Ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis qui sont l’ingérence évidente dans les affaires intérieures de l’Iran et des menaces illégales contre un membre des Nations Unies contrairement aux engagements internationaux des Etats-Unis conformément à la Charte des Nations Unies, le Pacte 1955 et la Déclaration d’Alger de 1975, j’attire l’attention des hommes d’Etat du gouvernement américain sur certains aspects de la politique extérieure de ce gouvernement qui sont nocifs pour l’ensemble de la communauté internationale :

1 – Les décisions spontanées et illogiques du Président des Etats-Unis et les efforts des gens de son entourage pour trouver des justifications et des prétextes afin de persuader des interlocuteurs intérieurs et extérieurs sont devenus malheureusement, au cours de 17 mois passés, l’aspect plus saillant de prise de décision à Washington. Ce genre de prise de décision et des explications irréfléchies et hâtives pour les justifier aboutit généralement à la contradiction et à des actes controversés. Par exemple, M. Pompeo a souligné une fois à une séance d’audition au Congrès tandis qu’il était toujours à la tête de CIA que «l’Iran n’a pas violé le Plan d’Action Global Commun(PAGC) », mais à la suite de la décision du Président des Etats-Unis pour sortir du Plan d’Action Global Commun(PAGC), dans son discours du 21 mai a déclaré contrairement à sa déclaration précédente et les avis spécialisés de l’AIEA, que « l’Iran a violé le Plan d’Action ».

2- Il ne serait pas exagéré de dire que certaines dimensions de la politique extérieure des Etats-Unis sont mises à la solde pendant cette période, c’est-à-dire, quelque chose au-delà de lobbying ordinaire. Par exemple, il n’existe aucun précédent que le Président des Etats-Unis choisisse un pays qu’il avait défini à maintes reprises au cours de sa campagne électorale comme « fanatique et parrain de terrorisme », comme la destination de son premier voyage à l’étranger ou qu’il conditionne clairement certains aspects de la politique extérieure des Etats-Unis à l’achat des armes ou autres produits américains par ce pays ou par un autre pays. Même, certains rapports montrent que dans certains cas, les intérêts uniquement matériels et généralement illégitimes ont été constitués la base de l’action de la politique extérieure des Etats-Unis.

3-Faire fi des lois et des règlements internationaux et s’efforcer de détruire toute règlementation dans le système international constituent un autre aspect frappant de la politique extérieure du gouvernement actuel des Etats-Unis à tel point que d’après les dépêches des médias, les députés américains au cours des débats sur le Communiqué du Sommet du G7 au Canada, avaient opposé avec l’insertion de la phrase consistant à la nécessite d’élever « l’ordre mondial basé sur la loi ». Le gouvernement de Trump a commencé cette procédure destructive par la négation du principe essentiel de « tenir la parole ». Le retrait des Etats-Unis de plusieurs accords internationaux et la mise en péril des autres, en particulier des démarches contre les organisations internationales, sont des exemples des actes destructifs effectués jusqu’à présent par ce gouvernement et qui ont terni malheureusement l’horizon de l’ordre international. Il est évident que la continuation de telles politiques pourrait mettre en danger la stabilité de la communauté internationale et placer le gouvernement des Etats-Unis dans la situation d’insurgé international.

4- La rêverie et l’insistance sur les illusions constituent un autre aspect de la politique extérieure des Etats-Unis. Ce genre d’attitude des Etats-Unis dans sa politique extérieure s’est cristallisé en particulier en rapport avec la région de l’Ouest de l’Asie. Les actes illégaux et dangereux des Etats-Unis concernant Al-Quds (Jérusalem), le soutien aveugle apporté aux démarches sauvages du régime sioniste à Gaza et les raids aériennes et par missiles contre des régions en Syrie font partie des aspects frappants d’une telle politique infondée.

Les propos du 21 mai de M. Pompeo montrent l’apogée des illusions des autorités du gouvernement actuel des Etats-Unis concernant notre région. Le ministre américain des Affaires Etrangères désigne des conditions illogiques pour négocier et s’entendre avec la République Islamique d’Iran tandis que la communauté internationale a de sérieux doutes sur la négociation avec le gouvernement des Etats-Unis sur n’importe quel sujet. Un gouvernement qui piétine le Plan d’Action Global Commun(PAGC) qui est le résultat des centaines d’heures de négociations bilatérales et multilatérales avec la participation de hautes autorités américaines et qui est devenu par la résolution du Conseil de Sécurité sur la proposition des Etats-Unis qui en est membre et par l’adoption des autres membres, un accord international conformément à l’article 25 de la Charte des Nations Unies, comment peut-il espérer qu’on négocie encore une fois avec ce gouvernement ? Les actes et les propos récents du Président des Etats-Unis sous le ridicule prétexte que cet accord est le résultat des négociations et de l’entente avec le gouvernement précédent américain montrent qu’ils peuvent bafouer l’accord du Président de la République uniquement quelques heures après. La démarche du Président des Etats-Unis qui s’est retiré du Communique du Sommet G7 est un exemple évident de ce genre de piétinement des lois. Les déclarations du Président des Etats-Unis dans sa conférence de presse tout de suite après la rencontre avec le leader de la Corée du Nord est un autre exemple de ce genre. Le ministre des Affaires Etrangères des Etats-Unis s’attend-t-il à ce que la République Islamique d’Iran négocie avec le chef d’un gouvernement qui dit « dans six mois si je me rends compte que j’ai commis une erreur, je trouverai un prétexte »? Un tel gouvernement peut-il fixer des conditions pour l’Iran et changer la place du plaignant et l’accusé ? Il a oublié que c’est le gouvernement actuel des Etats-Unis qui doit montrer que sa parole et sa signature sont valables et non pas la partie qui a tenu ses engagements internationaux et sa promesse. La réalité c’est que ce sont les gouvernements des Etats-Unis au cours de 7 décennies passées qui doivent répondre à l’Iran à cause de leur inattention aux lois internationales et la violation flagrante de leurs accords bilatéraux et multilatéraux avec l’Iran. Une petite liste des proclamations justifiées du peuple et du gouvernement iranien au gouvernement des Etats-Unis peut comprendre au moins les cas suivants :

1- Le gouvernement des Etats-Unis doit respecter l’indépendance et la souveraineté nationale iranienne et donner des garanties qu’il mettra fin à ses ingérences en Iran conformément à ses engagements dans le cadre de l’accord d’Alger de 1980.

2- Le gouvernement des Etats-Unis doit officiellement abandonner la menace et l’usage de force en tant qu’outil de sa politique extérieure contre la République Islamique d’Iran et contre les autres pays, ce qui est contraire au droit international et à la Charte des Nations Unies et qui a causé beaucoup de dommages et de dégâts aux populations du monde ,à celle de notre région et au peuple américain.

3- Il doit respecter l’immunité du gouvernement de la République Islamique qui est un principe essentiel du droit international et tout en abolissant les décrets autoritaires et illégaux précédents, doit s’abstenir de les mettre en œuvre aux Etats-Unis et dans d’autres pays.

4- Le gouvernement des Etats-Unis doit assumer ses actes illégaux sous mentionnés contre l’Iran au cours des décennies passées, compenser les dommages infligés au peuple iranien et donner des garanties de façon vérifiable de ne pas les continuer ou de ne pas les répéter :

  • Sa responsabilité dans le coup d’Etat du 18 aout 1953 qui a aboutit au renversement du gouvernement populaire et légal de l’Iran et a causé beaucoup de dommages et de dégâts au peuple iranien à cause de 25 ans de gouvernance d’un gouvernement produit de coup d’Etat.
  • La saisie et la confiscation illégale des dizaines de milliards de dollars de biens et de richesses du peuple iranien effectuée à la suite de la victoire de la révolution islamique en Iran en 1979 ou réalisées au cours des années passées de façon illégale sous des prétextes inventés.
  • L’agression militaire contre l’Iran en 1980 et la violation claire et distincte de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Iran.
  • Soutiens sans faille militaires, d’armements et d’informations en faveur du dictateur exécuté d’Irak (Saddam) durant 8 ans de guerre imposée contre le peuple iranien.
  • Son rôle direct dans les maux et les souffrances d’un grand nombre d’Iraniens blessés par les armes chimiques d’Irak dont les différents éléments avaient été fournis à Saddam par les Etats-Unis et ses alliés occidentaux.
  • La destruction en vol d’un avion de ligne iranien par le croiseur USS Vincennes le 3 juillet 1988 qui a fait plus de 290 victimes civiles innocents, passagers et membres d’équipage et l’octroi d’une médaille au commandant dudit navire.
  • Les attaques répétées contre les plates-formes pétrolières iraniennes durant le printemps du 1988.
  • Des accusations et des injures continues et sans fondement contre l’honorable peuple de l’Iran, des appellations comme « nation insurgée et criminelle », « peuple terroriste» et« axe du mal».
  • Avoir mis de façon illégale, raciste et sans raison le nom des musulmans, y compris les citoyens iraniens, sur la liste des gens interdits d’entrée aux Etats-Unis. Les Iraniens sont le groupe d’immigrés le plus réussi, le plus érudit et le plus règlementaire aux Etats-Unis et ont rendu beaucoup de service à leur société et actuellement ils sont privés de rencontrer leur famille, même leurs grands-mères et leurs grands-mères.
  • Avoir abrité des gens qui propagent la violence contre l’Iran aux Etats Unis et le soutien apporté aux groupes de bandits paramilitaires et les organisations terroristes dont certains figuraient depuis des années dans la liste des groupes terroristes du gouvernement des Etats-Unis et qui par les efforts des lobbyistes de guerre et les salariés de ces organisations dont certains sont aujourd’hui parmi les responsables de haut rang du gouvernement actuel américain ont réussi ,il y a quelques années à sortir de cette liste.
  • Aides fournies au Mossad (service de renseignement du régime sioniste) dans ses actes terroristes qui ont coûté la vie aux scientifiques nucléaires iraniens.
  • Sabotage dans le programme nucléaire iranien par les guerres cybernétiques.
  • Effort pour falsifier des documents et tromper la communauté internationale et propager une crise inventée.

5- Le gouvernement des Etats-Unis doit arrêter ses politiques économiques agressives continues au cours de 4 décennies passées contre l’Iran , abroger les sanctions tyranniques, étendues et transfrontalières, et des centaines de projets de lois et décrets d’exécution afin de mettre le bâton dans les roues du développement naturel de l’Iran, qui constituent une violation flagrante et évidente du droit international et des accords en vigueur et qui sont condamnés par tout le monde et compenser les grands dégâts infligés au peuple et à l’économie iranienne.

6- Le gouvernement des Etats-Unis doit immédiatement arrêter ses mauvais engagements et sa violation du Plan d’Action qui ont couté des centaines de milliards de dollars directs et indirects à l’économie iranienne par l’empêchement du commerce ou par l’empêchement des investissements et doit s’engager de façon vérifiable et sans condition qu’il réalisera ses engagements dans le cadre du Plan d’Action et conformément à cet accord s’abstiendra de tout acte qui empêchera la normalisation des relations économiques avec l’Iran.

7- Le gouvernement des Etats-Unis doit libérer tous les citoyens iraniens et non iraniens qui se trouvent en prison aux Etats-Unis dans des conditions très difficiles sous les accusations falsifiées et inventées de la violation des sanctions contre l’Iran ou qui sont extradés aux Etats-Unis sous pressions illégales américaines par les autres pays et compenser les dommages infligés à ces gens et à leurs familles. Certains de ces gens sont des femmes enceintes, des vieillards et des malades et quelques-uns ont perdu la vie en prison.

8- Le gouvernement des Etats-Unis doit accepter la responsabilité de ses agressions militaires et ses ingérences dans la région, y compris en Irak, en Afghanistan et dans le Golfe Persique, retirer ses forces de la région et mettre fin à ses ingérences dans la région.

9- Le gouvernement des Etats-Unis doit mettre fin à ses actes qui ont abouti à la création du groupe terroriste et inhumain à savoir Daesh et d’autres groupes extrémistes et obliger ses alliés régionaux à cesser de façon vérifiable leurs soutiens financiers, des armements et politiques à ces groupes extrémistes dans le monde et dans la région.

10- Le gouvernement des Etats-Unis doit arrêter de fournir des armes à la partie agresseur au Yémen, arrêter sa participation dans les attaques répétées contre le peuple opprimé du Yémen, arrêter le meurtre et le massacre des milliers de gens et la destruction du pays et obliger ses alliés à mettre fin à l’agression contre le peuple yéménite et compenser les dommages.

11- Le gouvernement des Etats-Unis doit, tout en respectant le droit et les lois internationales, arrêter son soutien sans mesure au régime sioniste, condamner la politique d’apartheid et la violation continue des droits de l’homme conduite par ce régime et soutenir pratiquement les droits du peuple palestinien, en particulier son droit à disposer de soi-même et la création de l’Etat indépendant palestinien avec Al-Quds (Jérusalem) comme capitale.

12- Le gouvernement des Etats-Unis doit arrêter la vente annuelle des centaines de milliards de dollars d’armes mortelles et non pas belles aux régions en crise, en particulier à l’Asie de l’Ouest et au lieu de transformer ces endroits en poudrière, permettre que ces énormes montants puissent être consacrés au développement des pays et à la lutte contre la pauvreté dans le monde. Une petite partie des dépenses consacrées à l’achat des armes par les clients des Etats-Unis pourra mettre fin à la famine et la pauvreté absolue, la fourniture de l’eau potable saine, la lutte contre les maladies, etc. dans le monde.

13- Le gouvernement des Etats-Unis doit mettre un terme à son opposition à la demande de la communauté internationale qui cherche depuis 5 décennies d’établir la région de Moyen-Orient comme une région démunie des armes de destruction massive, obliger le régime usurpateur sioniste à son désarmement nucléaire et éliminer le plus grand danger réel pour la paix et la sécurité régionale et mondiale qui est la mainmise du plus agresseur et plus belliciste régime de l’ère contemporaine sur les armes les plus destructrices.

14- – Le gouvernement des Etats-Unis doit arrêter son appui aux armes nucléaires et abandonner sa doctrine de menace d’usage de ces armes inhumaines devant les dangers non nucléaires, ce qui est une violation évidente des engagements de ce pays conformément à l’article 6 du Traité de Non-prolifération des armes nucléaires, l’Avis consultatif de la Cour Internationale de Justice, le Communiqué de la Révision et de la Prolongation du TNP de 1995 et la Résolution 984 du Conseil de Sécurité, et agir selon son devoir moral, légal et sécuritaire en faveur de désarmement nucléaire total qui est la demande de la presque majorité des membres des Nations Unies et même celle de l’ancien ministre américain des Affaires Etrangères et sans aucun doute celle de l’ensemble de la population de la Terre et en tant que le seul pays qui a enregistré le déshonneur de l’usage des armes nucléaires au cours de l’histoire en son nom, débarrasser l’humanité du cauchemar néfaste de l’holocauste mondial nucléaire et la sécurité illusoire basée sur la destruction définitive réciproque.

15- Le gouvernement des Etats-Unis doit donner des gages à tous ses partenaires contractuels et à la communauté internationale qu’il tiendra sa promesse qui est l’élément le plus important dans le droit international et constitue les fondement des relations civilisées humaines et mettra de côté de façon officielle et plus important encore dans le fait, la doctrine dangereuse de l’usage instrumentalisé du droit international et des organisations internationales qui constitue uniquement « un des outils dans la boite aux outils des Etats-Unis ».

Les politiques susmentionnées du gouvernement des États-Unis sont non seulement une des raisons de la méfiance du peuple iranien envers le gouvernement des Etats Unis, mais elles constituent les causes les plus importantes de l’injustice, de la violence, du terrorisme, de la guerre et de l’insécurité dans le monde et en particulier dans la région de l’Asie de l’Ouest. Ces politiques n’ont entrainé que de lourdes dépenses matérielles et des pertes humaines et l’isolement sérieux auprès de l’opinion publique de la presque majorité des pays du monde pour l’honorable et civilisé peuple américain et n’ont bénéficié des intérêts de ces politiques, qu’un petit nombre de producteurs des armes mortelles.

Si le gouvernement des Etats-Unis a le courage de mettre de côté, de façon officielle, et dans le fait ses politiques pour la sécurité et le confort de son peuple et pour ceux des autres nations du monde, l’isolement des Etats-Unis se terminera, une nouvelle image des Etats-Unis se profilera en Iran et dans le monde et les conditions pour avancer ensemble vers la sécurité, le calme et le développement élargi et durable seront assurés.

Nous devons accepter que malheureusement un tel horizon de changement d’attitude des Etats-Unis dans la situation actuelle n’est pas objectif. Dès lors, la République Islamique d’Iran au niveau mondial a toujours œuvré pour la propagation du pluralisme, de multilatéralisme, du dialogue, de la suprématie des lois et le désarmement nucléaire par la présentation des initiatives comme le « Dialogue entre les civilisations», le « monde contre la violence et l’extrémisme» , la « participation active mondiale pour atteindre le désarmement nucléaire» et l’ordre mondial basé sur les lois ». Nous avons également présenté dès le premier jour des solutions pratiques pour le règlement politique des crises en Syrie et au Yémen et nous avons participé activement dans les initiatives politiques sérieuses. Mais, malheureusement, dans toutes ces crises les Etats Unis ont soutenu les agresseurs et les terroristes. Egalement, suite au retrait des Etats Unis du Plan d’Action nous avons fait des efforts sincères pour préserver avec le reste des membres cet acquis important mondial et nous sommes toujours sur ce chemin.

Au niveau national et au cours de 4 décennies passées, la République Islamique d’Iran a garanti sa sécurité et sa stabilité en utilisant ses capacités internes et en s’appuyant sur son grand et courageux peuple et malgré toutes les pressions étrangères, avec un minimum de dépense en armement dans la région, est devenu plus que jamais plus puissante, plus stable et plus avancée.

Au niveau régional, contrairement aux Etats Unis et sa politique extérieure, l’Iran, conformément à sa constitution est opposé à toute domination et toute acceptation de la domination et il est de cet avis que l’époque de la domination mondiale et régionale est révolue et travailler dans ce sens sera inutile pour n’importe quelle puissance. Les pays de notre région au lieu d’accepter la domination étrangère ou s’efforcer de dominer leurs voisins, doivent chercher à créer une région plus forte, plus avancée et plus stable. Nous en Iran, nous voyons notre sécurité et notre progrès dans la sécurité et la stabilité de nos voisins et de notre région. Nous avons avec nos voisins l’histoire commune, la culture commune, les défis et les opportunités inséparables et seul grâce à la sécurité et la quiétude intérieure et internationale nous pourrons faire gouter le doux gout de la sécurité de la quiétude et du développement à notre peuple. Nous attendons des autres pays de la région d’avoir une approche similaire et de se concentrer sur le dialogue, la compréhension commune, la création de la confiance, la conjugaison des efforts et la coopération avec les voisins au lieu de choisir la doctrine expérimentée et échouée d’achat et d’externalisation de la sécurité.

La République Islamique d’Iran considère le meilleur moyen pour régler les cires régionales et avoir une région plus forte dans la constitution du « forum du dialogue régional du golfe Persique » afin que sur la base des principes communs comme le droit à la souveraineté nationale des pays, d’éviter toute menace et recours à la force, le règlement pacifique des conflits, le respect de l’intégrité territoriale, le non-ingérence dans les affaires intérieurs des pays, le respect pour le droit à disposer de soi-même, les démarches bâtissant la confiance puisse approcher les pays de la région des uns aux autres et en créant la compréhension commune concernant les menaces et les opportunités régionales et mondiales œuvre en faveur du pacte de non-agression et la création du mécanisme commun de la coopération régionale. Nous sommes tout à fait confiant que notre région en tant que l’héritière de la plus riche civilisation que le monde ait connu, doit régler avec force et puissance ses problèmes elle-même sans intervention ou sans dépendance aux étrangers qui n’ont d’autres intérêts que de lourdes dépenses pour notre dignité commune et le développement de notre avenir, afin d’assurer un avenir meilleur pour nos enfants.