mardi, février 19, 2019
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BURKINA FASO : RAIDS DE L’ARMEE EN REPONSE A UNE ATTAQUE JIHADISTE MEURTRIERE

À la veille du sommet G5 Sahel, l’armée du Burkina Faso a affirmé lundi avoir mené des raids terrestres et aériens dans le nord du pays en réponse à une attaque jihadiste qui a tué 14 civils.

À la veille du sommet G5 Sahel, qui a lieu mardi 5 février à Ouagadougou, le Burkina Faso a enregistré une nouvelle attaque terroriste. L’armée burkinabè affirme être intervenue en riposte à une attaque jihadiste dans laquelle 14 civils ont été tués lundi à l’aube, dans le nord du pays. Il s’agit d’une des plus graves attaques enregistrées dans le pays qui subit une explosion de violence depuis plusieurs semaines.

« Dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 février 2019, une attaque terroriste à Kain (…), a fait 14 victimes civiles au sein des populations », a annoncé le directeur de la communication de l’armée, le colonel Lamoussa Fofana. « En réaction à cette attaque, les forces de défense et de sécurité nationales ont immédiatement engagé des opérations dans les départements de Kain, de Banh et de Bomboro », a indiqué le colonel dans un communiqué.

« Cette riposte des forces de défense et de sécurité s’est traduite par une opération terrestre et aérienne, qui a permis de neutraliser 146 terroristes dans les trois départements », selon le communiqué. Une source militaire a confirmé à l’AFP que le terme « neutraliser » voulait dire tuer. Ce bilan n’a pas pu être confirmé de source indépendante.

Près de 300 morts depuis 2015

L’armée affirme aussi n’avoir eu déplorer que des « blessés légers » mais « aucune perte en vie humaine », lors de ces opérations de riposte, ajoutant que « les opérations de sécurisation desdits départements se poursuivent ».

Le bilan des attaques jihadistes au Burkina Faso s’élève à près de 300 morts depuis 2015.

L’attaque de Kain intervient à la veille du sommet des chefs d’État du G5 Sahel qui doit se tenir mardi à Ouagadougou. Les cinq pays sahéliens de ce groupe – Mali, Mauritanie, Tchad, Niger et Burkina Faso – ont monté une force militaire conjointe pour tenter d’endiguer les attaques des groupes jihadistes dans toute la région. Mais cette force peine à obtenir des résultats. Son commandant, le général mauritanien Hanena Ould Sidi, a annoncé dimanche que la force conjointe avait mené trois opérations depuis le 15 janvier, sans donner plus de détails.

Les forces de l’ordre burkinabè semblent quant à elles impuissantes à enrayer les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées notamment au groupe Ansaroul Islam et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM).

France 24