mardi, avril 23, 2019
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LIBERTE CONDITIONNELLE EN BELGIQUE POUR LAURENT GBAGBO

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, acquitté par la Cour pénale internationale (CPI) de crimes contre l’humanité, bénéficie d’une liberté conditionnelle en Belgique, a annoncé la CPI mardi soir.

« M. Gbagbo est désormais en liberté conditionnelle en Belgique », a indiqué une porte-parole de la CPI, en attendant un éventuel appel contre son acquittement prononcé le 15 janvier. Bruxelles avait annoncé samedi 2 février avoir accepté d’accueillir Laurent Gbagbo, 73 ans, libéré vendredi sous conditions après plus de sept ans de détention.

Depuis, Laurent Gbagbo et son co-inculpé Charles Blé Goudé, l’ex-chef du mouvement des Jeunes Patriotes dont la CPI a également décidé la libération, résidaient dans un lieu tenu secret. Parmi les conditions édictées par les juges : l’obligation de résider dans un État membre de la CPI en attendant un éventuel procès en appel.

Visa de 90 jours

Les juges n’avaient pas précisé le pays qui accueillerait Laurent Gbagbo, ni si un retour de l’ancien président dans son pays, qui fait partie des États membres de la Cour, était envisageable.

Une porte-parole des services belges de l’immigration, Dominique Ernould, a confirmé qu’un visa lui avait été octroyé. « On a donné les instructions pour lui délivrer un visa de type C, qui est une autorisation de séjour pour 90 jours », a-t-elle indiqué. « Ce visa lui permettra d’aller s’enregistrer comme résident dans la commune belge qui l’accueille », a-t-elle ajouté. Une source belge a précisé que le renouvellement d’un tel visa était exceptionnel.

« Surveillance »

Samedi, le ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders avait expliqué qu’accueillir Laurent Gbagbo était « une demande de la Cour (…), tout simplement parce qu’il a de la famille en Belgique : sa deuxième épouse, un enfant à Bruxelles ».

« Nous avons estimé qu’il était normal qu’il puisse séjourner pour sa libération conditionnelle en Belgique dans des conditions strictes », avait-il ajouté. Avant d’avertir : « il devra évidemment se présenter à tout moment à la Cour pénale et il y aura une surveillance ».

Jeune Afrique

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