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LUTTE CONTRE LE CORONAVIRUS EN COTE D’IVOIRE: LE DÉPISTAGE AU CŒUR DE LA STRATÉGIE

La Côte d’Ivoire enregistre, ce lundi 11 mai, 30 nouveaux cas de Covid-19 sur 499 échantillons prélevés et aucun nouveau décès. Des prélèvements envoyés à l’institut Pasteur de Côte d’Ivoire, qui dispose des fameuses machines à PCR en temps réel, qui permettent de déceler le SARS-CoV-2, le fameux coronavirus.

Avec notre correspondant à Abidjan, Pierre Pinto

Depuis le début de la pandémie de coronavirus, l’institut Pasteur de Côte d’Ivoire a analysé 13 000 prélèvements. Aujourd’hui, la moyenne quotidienne oscille entre 300 et 500. Il y a quelques semaines le ministre de la Santé avait annoncé que la Côte d’Ivoire serait en capacité de tester environ 1 000 à 1 500 personnes par jour. Mais les choses s’avèrent un peu plus compliquées que prévu, explique la directrice de l’institut Pasteur, Mireille Dosso.

« On a commandé pour faire plus de 200 000 tests, mais les sociétés ne sont parfois pas en capacité de livrer. Et quand le lot est disponible, il faut avoir un avion. Donc, entre le moment où on passe la commande et le moment où on reçoit les tests, c’est plusieurs semaines. Et ces tests arrivent chaque semaine, un peu à la fois. »

Plan de riposte de 96 milliards de francs CFA

Les tests utilisés sont les tests RT-PCR, qui analysent les échantillons naso-pharyngés, c’est-à-dire prélevés dans le nez. La Côte d’Ivoire pour l’instant n’opte pas pour les tests sérologiques, sanguins. « Les tests rapides sérologiques qui sont actuellement sur le marché ne permettent pas de dire, à l’instant où on vous prélève, si vous êtes malade ou pas. Actuellement, la politique, c’est de dépister les malades, de les isoler, de les traiter », ajoute Mireille Dosso.

Jusqu’il y a trois semaines, l’institut Pasteur se battait contre le Covid-19 grâce à la fourniture d’intrants ou de réactifs par des institutions allemande, sud-africaine, hongkongaise ou de la fondation Ali Baba. Mais depuis le mois de mars, la Côte d’Ivoire s’est dotée d’un plan de riposte sanitaire d’un budget de 96 milliards de francs CFA. L’Agence française de développement y contribue pour 23 milliards, soit un quart notamment en vue d’équiper plusieurs laboratoires de province afin d’accroître les capacités de diagnostic du pays.

RFI

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