mardi, février 18, 2020
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MYANMAR : LE RETOUR DES ROHINGYAS RESTE DANGEREUX ET L’ARMEE DOIT ETRE SANCTIONNEE, SELON UNE EXPERTE DE L’ONU

Devant l’Assemblée générale des Nations Unies à New York, Mme Yanghee Lee, Rapporteure spéciale sur la situation des droits de l’homme au Myanmar, a déclaré mercredi, qu’elle ne voyait aucune amélioration perceptible de la situation dans ce pays.
Mme Lee a appelé à des sanctions ciblées contre les entreprises de la Tatmadaw – l’armée du Myanmar – et ses commandants qui sont les principaux responsables de violations graves des droits de l’homme dans le pays. Elle a également indiqué que le Conseil de sécurité devait référer toute la situation du pays devant la Cour pénale internationale (CPI) ou créer un tribunal international pour juger les auteurs présumés de crimes internationaux.

Selon la responsable onusienne, l’impunité structurelle en cours au Myanmar continue d’empêcher les citoyens dans tout le pays de revendiquer les droits dont ils bénéficient.
« La fin de l’impunité au Myanmar reste un objectif ambitieux et lointain », a-t-elle déclaré. « Cependant, la communauté internationale doit rester déterminée et faire plus pour que cet objectif soit à notre portée ».

Elle a ajouté qu’« il est dangereux pour les réfugiés Rohingyas de rentrer au Myanmar jusqu’à ce que les circonstances fondamentales ayant conduit à leur expulsion soient corrigées ».
La Rapporteure spéciale de l’ONU a cité le cas de 30 Rohingyas arrêtés, inculpés et condamnés pour délit pénal parce qu’ils avaient quitté l’Etat de Rakhine en septembre dernier. Parmi eux se trouvaient huit enfants envoyés dans un centre de détention et un enfant de cinq ans emprisonné avec sa mère.

« Ce traitement odieux est totalement contraire aux obligations du Myanmar en matière de droits de l’homme et de droits de l’enfant, et témoigne du risque que courent les Rohingyas qui rentrent s’ils veulent exercer la liberté de mouvement qu’ils revendiquent », a déclaré Mme Lee

iinanews

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