jeudi, octobre 22, 2020
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BURKINA FASO : L’ASSASSINAT DE THOMAS SANKARA EN EXAMEN AU TRIBUNAL MILITAIRE

 

C’est ce qu’indiquent les avocats de l’ancien président du Burkina Faso et figure de la révolution

Le dossier lié à l’assassinat de Thomas Sankara a été renvoyé devant le tribunal militaire de Ouagadougou hier jeudi ont annoncé les avocats de Thomas Sankara tué lors du putsch mené entre autres par Blaise Compaoré, le 15 octobre 1987, ce renvoi devant le tribunal militaire permet aux familles d’espérer un procès en 2021.

Compaoré, pointé du doigt

Le rôle du président Blaise Compaoré dans cet assassinat reste à élucider au Tribunal militaie. L’homme vit en Côte d’Ivoire, il ne peut être extradé. Et Roch Christian Kaboré n’écarte pas un retour de Blaise Compaoré au pays en 2021.En effet, Thomas Sankara, le révolutionnaire fût assassiné il y a 33 ans après une série de réunions présidées dans sa résidence avec son cabinet spécial.

Sankara tué par balle

Les faits se déroulent  le 15 octobre 1987. Thomas Sankara rapporte Jeune Afrique décède peu après 16h alors qu’il préside une réunion avec le Conseil de l’Entente composé entre autres de l’Adjudant Christophe Saba, Paulin Bamouni et Frédéric Kiemdé, Patrice Zagré, Bonaventure Compaoré, Alouna Traoré etc.

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Ce dernier, celui qui, la veille, était parti en mission d’information à Cotonou commence son rapport : « J’ai quitté Ouaga avant-hier à 18 heures… » Et il s’interrompt, la voie soudain couverte par le bruit du tuyau d’échappement, sans doute percé, d’une voiture qui s’approche. Etonné et agacé, Sankara demande : « Quel est ce bruit-là ? »

Le bruit s’amplifie. Une voiture Peugeot 504 ou une Toyota  bâchée », hésitera à préciser le seul témoin direct rescapé s’est arrêtée devant le petit portai de la villa. Et immédiatement le bruit du moteur a été couvert par le vacarme de rafales de Kalachnikov.

Les sept hommes réunis dans la salle s’aplatissent au sol, se protégeant derrière les fauteuils.  Parmi eux, seul à être armé puisque ses gardes sont restés soit dans le couloir, soit dans le jardin,  Sankara se saisit de son PA, qu’il avait déposé sur la table, à portée de main.

Du dehors, quelqu’un crie : « Sortez ! Sortez ! Sankara se relève, pousse un grand soupir et ordonne à ses conseillers : « Restez ! Restez ! C’est moi qu’ils veulent ! » Puis il quitte la salle de réunion, les bras en l’air. Il sera exécuté avec plusieurs autres membres de son Comité d’Entente

Elsa Etoundi by Elsa Etoundi 16 octobre 20202 min read

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