mercredi, septembre 19, 2018
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SIFIE, LA COMMUNE DES PARADOXES

Carnet de route

Sifié est un véritable concentré de paradoxes.

Tenez, Sifié tire son nom de « siguifè » c’est-à-dire littéralement celui qui cohabite ou qui s’installe à côté. En fait, la ville de Sifié est constituée de deux villages : Djoulassoba et Sifié.

Paradoxe 1

Le village hôte est Djoulassoba, habité par les Sanogo. Dans la commune le village hôte a perdu son nom au détriment du village de ses étrangers. En plus ni le chef de village de Sifié, ni l’imam central ne sont Sanogo.

Paradoxe 2

Le deuxième paradoxe est la présence aux abords de Djoulassoba de l’unique rônier de toute la région et ce rônier est bicentenaire. Djoulassoba, qui est un village qui a une histoire de symboles religieux est rempli de lieux dits sacrés. Il y’a au moins trois forêts sacrées dont une a une réputation particulière. Toute personne qui s’hasarde à y déféquer en ressort avec tout le corps badigeonné de son déchet. Au détour d’une ballade, vous rencontrerez au moins trois tombes suffisamment matérialisées pour marquer un symbole. Deux de ces tombes sont celles de Sékou Sanogo et celle du patriarche Sanogo, fondateur du village. Il semble que de nombreux faits insolites se soient à maintes fois produits à l’occasion des invocations de la clémence de Dieu pour les défunts à coté de la tombe du patriarche.

Paradoxe 3

A Sifié, la grande majorité de la population est d’obédience RDR, pourtant le maire est PDCI.

Paradoxe 4

Djoulassoba est le troisième site le plus ancien de toute la région et pourtant il est à peine connu et est quasiment absorbé par Sifié.

Correspondances particulière de Kamagaté kassoum