vendredi, octobre 23, 2020
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A LA UNE: REVELATIONS EXPLOSIVES SUR LA SITUATION FISCALE DE DONALD TRUMP…

Donald Trump n’aurait payé que 750 dollars l’année de son élection et n’aurait même rien payé du tout pendant des années, une révélation du New York Times.

Dans une enquête exclusive, le New York Times révèle des informations choc : Donald Trump n’aurait payé que 750 dollars l’année de son élection et n’aurait même rien payé du tout pendant des années. Le quotidien dit avoir eu accès aux déclarations d’impôts de l’ancien magnat de l’immobilier sur 20 ans et assure que sur la centaine de sociétés détenues par le président, plusieurs seraient en difficulté. Chaque année, Donald Trump aurait déclaré plus de pertes que de gains.

Dans un éditorial, le rédacteur en chef du New York Times explique ce matin les raisons qui ont poussé son journal à publier ces informations explosives sur la situation fiscale de Donald Trump. « Nous publions ce rapport parce que nous pensons que les citoyens devraient savoir autant que possible sur leurs dirigeants », écrit Dean Baquet qui poursuit : « Depuis les années 1970, chaque président a rendu publiques ses déclarations d’impôts ; une tradition qui garantit qu’un élu qui a de l’influence sur les marchés et le pouvoir de changer de politiques fiscales ne cherche pas à en bénéficier financièrement. Monsieur Trump, l’un des présidents les plus riches de l’histoire du pays, a rompu avec cette pratique. Nos dernières découvertes soulignent justement que les entreprises de Monsieur Trump semblent avoir bénéficié de sa fonction présidentielle et qu’il y a eu des conflits potentiels entre ses propres intérêts financiers et les intérêts diplomatiques de la nation ».

Et le rédacteur en chef du quotidien de conclure : « Certains soulèveront des questions sur la publication des informations fiscales personnelles du président. Mais la Cour suprême a statué à plusieurs reprises que le premier amendement permet à la presse de publier des informations dignes d’intérêt qui ont été légalement obtenues, même lorsque le pouvoir se bat pour les garder cachées. Et ce premier amendement de notre Constitution s’applique ici ».

Les révélations du New York Times font couler beaucoup d’encre dans les autres journaux américains aussi, puisqu’elles « jettent un doute sur l’image auto-conçue du président en tant que promoteur immobilier de haut vol avec des millions en banque », souligne le Los Angeles Times. Pour le site internet de la chaîne CNN, l’article du New York Times montre Donald Trump en « empereur sans habits », en référence au célèbre comte de Hans Christian Andersen : « C’est l’image dévastatrice d’un président qui saigne financièrement et qui dépend de sa présidence pour se maintenir à flot », estime l’éditorialiste.

En pleine campagne électorale, le camp démocrate n’a pas tardé à réagir. Après « l’article explosif » du New York Times, « le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a accusé le président d’avoir profité personnellement du droit fiscal en vigueur pour les entreprises au lieu d’améliorer la situation des Américains lambda qui travaillent dur », rapporte The Hill.

Le « House Committee on Ways and Means » – le principal comité en charge des déclarations fiscales de la Chambre des représentants – « qui se bat depuis des années pour obtenir les déclarations de revenus de Donald Trump, a déclaré dans un communiqué que le président a utilisé les lois fiscales à son avantages et qu’il a engagé les batailles juridiques pour retarder ou éviter de payer ce qu’il doit ». C’est « incroyable et dégoutant  », a estimé de son côté la sénatrice démocrate Elisabeth Warren, citée par The Hill.

Quel sera l’impact de ces révélations sur l’élection présidentielle ? La plupart des commentateurs s’accordent pour dire que malgré l’importance des informations publiées par le New York Times celles-ci n’auront probablement que très peu d’influence sur les électeurs qui s’apprêtent à voter pour le président sortant. « Enfermés dans leur bulle de la chaîne Fox News, les partisans de Donald Trump ont été conditionnés à croire que le New York Times est le bras médiatique de la machine électorale démocrate », souligne CNN.

Venezuela : les régions se mobilisent contre la pénurie du carburant

Au Venezuela les manifestations importantes ont eu lieu ces derniers jours dans plusieurs villes à travers le pays. « Au milieu de l’inertie qui s’était installée depuis plusieurs mois au Venezuela, cette mobilisation a de quoi surprendre », estime le quotidien El Pais. « Les conditions de vie empirent, et le mécontentement finit par déborder, même en plein milieu d’une pandémie ». Il est d’ailleurs intéressant de constater que ces manifestations n’ont pas été initiées par le leader de l’opposition Juan Guaido qui peine aujourd’hui à convaincre les Vénézuéliens tant sa stratégie n’a pas donné de résultats. Non, c’est une « convocation de l’Alternative Révolutionnaire Populaire (APR), sigle sous lequel se regroupent des partis de gauche déçus du Chavisme, qui a allumé la mèche », rapporte El Pais.

Et cette fois, le gros des manifestations ne se déroule pas dans la capitale Caracas, habituellement épicentre de la contestation

Ce sont au contraire « les régions vénézuéliennes qui se rebellent », souligne El Espectador. « Que ce soit dans l’Etat de Yaracuy, dans ceux d’Amazonas, de Tachira, Guárico, Nueva Esparta ou encore dans l’Etat de Bolívar, par tout les Vénézuéliens descendent dans la rue depuis jeudi dernier. Ils dénoncent avant tout le manque de carburant, une pénurie qui pourrait s’avérer être celle de trop dans ce pays qui possède les plus grandes réserves de pétrole du monde ».

Le journal Tal Cual rapporte aujourd’hui que les automobilistes doivent patienter jusqu’à une semaine dans d’interminables files d’attente devant les stations services qui sont gardées par les militaires. Et même les usagers considérés comme prioritaires, comme des médecins par exemple, n’arrivent plus à faire le plein. Dans beaucoup de villes il n’y a plus une goutte d’essence, et ceci depuis des semaines parfois.

Le régime de Nicolas Maduro réagit aux manifestations par la répression. « Des organisations vénézuéliennes des droits de l’homme dénoncent des dizaines d’arrestations arbitraires en trois jours de mobilisation », rapporte le quotidien argentin Clarin. Quant à Juan Guaido, le président de l’Assemblée nationale et qui a été reconnu par une cinquantaine de pays comme président du Venezuela, il a appelé hier à de nouvelles manifestations dans les prochains jours, écrit ce matin El Nacional.

rfi

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